Le prix des paysages

Peut-on donner une valeur financière à un paysage, à un site naturel ou encore à l’activité des abeilles?
Loin d’être farfelue, cette question mobilise des chercheurs du monde entier, qui tentent d’évaluer la contribution de la nature au bien-être humain… en dollars.

Pour un dirigeant qui veut prendre des décisions éclairées, c’est important de connaître la valeur économique de ce qu’on pourrait perdre », affirme Jean-Pierre Revéret, professeur au département stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’UQAM.

Depuis le Sommet de la Terre à Rio en 1992 sous l’égide de l’Organisation des Nations-Unies, la protection de la biodiversité s’est imposée comme une nécessité aux yeux des gouvernements, bailleurs de fonds des recherches scientifiques.

« La nature produit des choses qui nous sont utiles et pour lesquelles on n’a pas à payer. On s’est demandé ce qui arriverait si on les perdait », explique-t-il. « Par exemple, quand on coupe une forêt, le bois rapporte plusieurs millions de dollars à des entreprises. Mais ce n’est pas un gain net, parce qu’on aura perdu quelque chose. Jusqu’à présent, on répondait que ça n’avait pas de valeur, car ça n’avait pas de prix. »

La suite sur le site de la revue Espaces

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